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100 et une limaces de mer |
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Nardo VICENTE
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Prix Public 23 € |
Bonus : Livré avec une plaquette immergeable des principales espèces.
Prix du meilleur Guide du monde sous-marin au Festival Mondial de l'Image Sous-Marine 2008 à Antibes.
100 et une limaces de mer décrit les principales espèces de mollusques opisthobranches que l'on peut rencontrer en Atlantique et en Méditerranée.
Parmi les 128 espèces décrites dans cet ouvrage, 78 d'entre elles sont communes aux deux façades maritimes, d'autres propres à chacune d'elles, et enfin certaines proviennent de l'Indo-pacifique par le canal de Suez.
Les "limaces de mer", bien que cette appellation soit peu engageante, sont les plus beaux des mollusques marins. D'une grande variété de formes, de couleurs et d'ornementations, ce sont de véritables bijoux de la nature qui peuplent les divers milieux, depuis le rivage jusqu'aux limites du plateau continental. Vous découvrirez le comportement, le mode de vie et la distribution géographique de ces espèces. Elles vous surprendront.
Un livre indispensable à tout plongeur amoureux de "petites bêtes" marines, et aussi à tout amateur de photos sous-marines. Il sera également utile aux scolaires et aux jeunes universitaires qui commencent à étudier la systématique des animaux marins.
Grâce à sa plaquette immergeable, vous découvrirez les espèces les plus communes, notamment sur les grands tombants rocheux, particulièrement prisés des plongeurs, là où se cachent les plus belles d'entre elles, ces véritables "fleurs du coralligène". Les images vous inciteront à chausser vos palmes, à vous armer de votre appareil photo, et à partir à la chasse aux "limaces de mer", sur les traces des excellents photographes qui ont illustré cet ouvrage.
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1ère édition Janvier 2008 EAN : 9782741703532, Editeur : Editions GAP
Livre Couleur 192 pages Dimension : Largeur 16,5 Hauteur 24,2
Lieux : Méditerranée, Atlantique
Préface de Lucien Laubier
Préface de Frédéric Di Meglio
Présentation
Préambule
Avertissement
Eléments de biologie et d'écologie
A la découverte des mollusques
Modes de vie des opisthobranches
Les milieux de vie
Les phénomènes de la reproduction
Les moyens de défense
L'alimentation
Modes de vie des opisthobranches en aquarium (élevages)
Aperçu de la systématique
Simplifier la systématique !
Principaux types morphologiques des opisthobranches
Fiches illustrées des tectibranches
Fiches illustrées des hétérobranches
Fiches illustrées des nudibranches
Les tectibranches
16 espèces décrites
Les hétérobranches
18 espèces décrites
Les nudibranches
91 espèces décrites
Photographier les nudibranches
- en plongée avec Marc Debatty
- au laboratoire avec Nardo Vicente
Glossaire
Bibliographie choisie
Index alphabétique des espèces illustrées
Remerciements
"La première fois où Nardo Vicente m’a parlé de son projet de rédiger un livre consacré aux mollusques opisthobranches, les limaces de mer du grand public, livre destiné en premier lieu aux plongeurs en scaphandre autonome qui souhaitent à juste titre en savoir un peu plus sur les êtres marins qu’ils ont appris à reconnaître au cours de leurs promenades sous-marines, je l’ai fortement encouragé à mener à bien un tel travail, sachant qu’il saurait mieux que tout autre transmettre, à travers son savoir, sa passion pour ce groupe de gastéropodes si brillamment coloré. La lecture de la maquette de l’ouvrage me convainc aujourd’hui de la très grande qualité de cette belle réalisation.
J’appartiens à la même génération que Nardo Vicente, et comme lui à Cadaquès puis à Marseille, j’ai découvert la faune marine en même temps que la plongée en scaphandre autonome à Banyuls-sur-Mer. L’étudiant parisien fraîchement émoulu que j’étais a découvert avec une certaine consternation que la petite faune de Rémy Perrier que j’avais appris à connaître au cours d’un stage à la Station biologique de Roscoff ne comportait qu’une proportion très restreinte des espèces connues ; il fallait recourir à la série des Faunes de France pour se faire une idée plus réaliste de la faune méditerranéenne. S’agissant des opisthobranches, la faune de France publiée en 1954 par Alice Pruvot-Fol, traditionnellement illustrée en noir et blanc, n’était pas d’un abord très attrayant. Pourquoi parler si peu des couleurs splendides de ces animaux ? Comme tout plongeur débutant, j’avais été immédiatement séduit par les Flabellina affinis littorales, par les Peltodoris atromaculata aux tâches dalmatiennes broutant leur éponge favorite et, avant toute autre, par la romantique Chromodoris luteorosea dont l’accord délicat entre le jaune et le rose violacé évoquait pour moi le titre d’un roman de Stendhal peu connu, « Le rose et le vert ».
Fin 1950 début 1960, j’ai fait connaissance de Nardo Vicente, avec qui j’ai entretenu depuis lors des relations plus ou moins distendues par les circonstances, mais toujours amicales et sincères. Je préparais à Banyuls-sur-Mer une thèse de bionomie sur les fonds coralligènes de la côte des Albères (d’Argelès-sur-Mer à Cerbère). De son côté, Nardo Vicente entamait lui aussi des recherches sur les opisthobranches du golfe de Marseille. Il devint rapidement un spécialiste de ce groupe. Pour ma part et s’agissant des opisthobranches, j’ai conservé vivace le souvenir d’une plongée en solitaire en 1959 sur les fonds coralligènes des Albères ; j’ai eu la chance de recueillir une demi-douzaine d’individus d’une grande espèce de nudibranche. De retour au laboratoire, j’ai demandé à des chercheurs suisses, spécialistes du groupe de les identifier ; étant donné leur taille et leur belle coloration orangée et blanche, la chose me paraissait facile. Quelques jours plus tard, ils m’avouèrent, à ma grande surprise, qu’il s’agissait d’une espèce nouvelle d’un genre connu de l’Atlantique tropical, le genre Dondice, et qu’ils avaient l’intention de la décrire sous le nom de Dondice banyulensis, ce qui fut fait en 1960. Cette belle espèce avait été également observée par Nardo Vicente dans le golfe de Marseille. J’ai appris 30 ans plus tard, et Nardo Vicente me l’a confirmé, qu’elle ne pouvait faire partie du genre Dondice tel que l’avait défini Ernst Marcus en 1958, mais du genre Godiva Macnae 1954, créé pour réunir quelques espèces classées antérieurement dans le genre Hervia. En vertu des règles du Code de nomenclature zoologique, et pour des détails anatomiques accessibles aux seuls spécialistes, cette belle espèce doit s’appeler aujourd’hui Godiva banyulensis (Portmann & Sandmeier, 1960). On peut s’en étonner, voire s’en offusquer.
L’ouvrage de Nardo Vicente contient les descriptions morphologiques et l’écologie de 128 espèces d’opisthobranches de Méditerranée et du proche Atlantique, toujours accompagnées de remarquables photographies en couleur, où l’on retrouve les noms de photographes sous-marins célèbres, en particulier de Marc Debatty à qui l’auteur rend un hommage mérité. Une présentation scientifique précise et claire de la classification (les 128 espèces sont classées en ordres et en familles), de l’anatomie, du développement, de l’écologie et des mœurs de ces animaux précède les 128 fiches individuelles, toujours accompagnées d’une ou deux superbes photographies en couleur voire plus. Souvent, ces photographies ont été choisies parce qu’elles mettent en évidence un comportement, lié soit à la nutrition, soit à l’accouplement, soit à la ponte des œufs. Les formes pélagiques ne sont pas prises en compte, ce qui paraît raisonnable s’agissant d’un guide écrit à l’intention première des plongeurs. Délibérément, l’auteur n’a inclus dans l’ouvrage que les espèces qu’il a lui-même observées dans le milieu naturel. Par rapport aux connaissances sur la faune de la Méditerranée, 16 espèces lessepsiennes (adjectif réservé aux espèces récemment entrées en Méditerranée à la suite de l’ouverture du canal de Suez) ne figurent pas dans l’ouvrage, car l’auteur ne les a pas vues lui-même. En revanche, quatre autres migrants lessepsiens figurent parmi les 128 espèces de l’ouvrage.
Les opisthobranches de Méditerranée sont relativement bien connus. Il y a quelques années, Nardo Vicente en avait répertorié 75. Le petit nombre d’espèces nouvelles décrites depuis une cinquantaine d’années a été équilibré et au-delà par la suppression de bon nombre d’espèces qui se sont avérées, en réalité, identiques à d’autres espèces. Ces synonymes diminuent d’autant l’inventaire qui, au début du XXe siècle, atteignait pour un spécialiste de renom comme Albert Vayssière (qui dirigea la Station marine d’Endoume à Marseille de 1921 à 1924) le nombre de 165 espèces !
Le travail éditorial est à l’égal de l’œuvre rédactionnelle : la présentation est particulièrement claire, la consultation facile, la mise en page attrayante. Nardo Vicente, plongeur émérite, a même pensé à faire éditer sur matériau résistant à l’eau les photographies légendées de la trentaine d’espèces que tout bon plongeur doit être capable de reconnaître. Inutile d’ajouter que derrière cette présentation d’une très grande qualité esthétique (nos limaces de mer atlantico-méditerranéennes n’ont rien à envier aux espèces tropicales de l’Indo-Pacifique notamment), le fonds scientifique le plus moderne est toujours présent : l’ouvrage viendra utilement enrichir les bibliothèques des stations marines et des universités littorales méditerranéennes et atlantiques, car près des quatre cinquièmes des espèces présentées font également partie de la faune du proche Atlantique. Ce livre devrait connaître un grand succès, auprès des plongeurs comme des étudiants et des chercheurs souhaitant approfondir leurs connaissances sur ces superbes animaux."
Marseille, le 17 décembre 2007
Lucien Laubier
Membre de l’Académie de Marine,
Correspondant de l’Académie des Sciences
"Ce livre s’adresse aux amoureux de la nature sous-marine. Une promenade initiatique dans le monde merveilleux des nudibranches, des joyaux au royaume de Lilliput.
Nardo sait aimer et être en harmonie avec toutes choses vivantes, comme tous les biologistes de renom et de qualité. Mais il possède en plus cette sensibilité magique et enthousiaste qui permet de transmettre aux autres ce qu’il aime. Le Commandant Tailliez disait : « L’enthousiasme est la seule vertu », et Nardo plus que quiconque a su l’appliquer dans son domaine.
De nombreuses rencontres, à l’Institut Océanographique Paul Ricard ou au Festival mondial de l’image sous-marine d’Antibes, nous ont permis de nouer des liens d’amitié. A plusieurs reprises, nous sommes intervenus conjointement dans des conférences sur le monde de la mer, lui par ses commentaires et moi par mes images. Et toujours nous avons ressenti réciproquement ce fil invisible qui liait nos émotions en une passion commune.
Nardo sait réunir dans son talent qui est celui du cœur aussi bien le charisme des mots que le regard des yeux."
Frédéric Di Méglio
Champion du monde de photo sous-marine
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